Feb
23
2009
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[Think Slowly, Act Slowly] Le Washington Post fait jouer Johua Bell dans le métro

Parlon peu, mais parlons “Slow“.

Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon.

C’était un matin froid, en janvier dernier.

Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.

joshua bell - violon in the subway - slow - nissan cube

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot.

Peu après, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.
Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.

joshua bell - violon in the subway - slow - nissan cube

Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger. Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.

Personne ne l’a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n’a applaudi. Sur plus de mille passants, seule une personne l’a reconnu. Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.

joshua bell - violon in the subway - slow - nissan cube

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place. L’expérience a été organisée par le « Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses passons-nous ?

Rejoignez la discussion sur le blog de la “Slow” culture.

Feb
22
2009
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[Slow Motion] New York 2008 par Vicente Sahuc

Cette vidéo à un mois, je l’ai repérée dès sa publication mais j’ai un peu oublié la note dans les drafts… Alors on dira que c’est un interlude du WE pour ceusses et celles qui ne l’on pas encore vue, et pas une “fresh news”.

Vincente Sahuc a shooté ces images avec une petite caméra grand public, une Casio EX-F1 qui propose un mode slow-motion à 300 fps, et retravaillé la colorimétrie sous Photoshop. Un bel exercice au résultat poétique, le tout avec du matériel cheap, ne reste donc que le talent de l’auteur.

Du slow-movie ?

Feb
20
2009
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[Cube] Slow Photo : Scarlett Hooft Graafland

“Slow is a revolution” dit le manifesto. Voir le monde autrement que dans le “fast” et le “speed”, prendre son temps, privilégier le durable.

Scarlett Hooft Graafland a passé 4 mois dans les contrées glaciales du nord du Canada pour réaliser cette série de photos qui proposent une mise en scène poétique et inattendue, qui tiennent autant de la performance que de la photographie, dans des décors oniriques comme ces étendues de glaces qui ne semblent pas avoir de fin.

Scarlett Hooft Graafland - Journey © Scarlett Hooft Graafland courtesy Michael Hoppen Contemporary

La lecture de ces photos nous plonge dans une atmosphère surréaliste et intrigante, hors du temps. L’humour est très présent, dans la surprise de la composition, comme pour mieux nous amener à s’interroger sur le message : est-ce un ailleurs à préserver ? une culture et un folklore à découvrir ? une richesse cachée ?
Bien des questions nous viennent à l’esprit à travers ces images qui suscitent autant l’évasion que de sujets qui nous préoccupent : la famille, l’intégrité culturelle, l’environnement.

Scarlett Hooft Graafland - Green © Scarlett Hooft Graafland courtesy Michael Hoppen Contemporary

Scarlett Hooft Graafland - Green © Scarlett Hooft Graafland courtesy Michael Hoppen Contemporary

‘You Winter, Let’s Get Divorced’ by Scarlett Hooft Graafland, at the Michael Hoppen Gallery from February 5 – March 29, 2009. All images © Scarlett Hooft Graafland, courtesy Michael Hoppen Contemporary

Retrouvez cet article en anglais, ainsi que d’autre articles autour de la “Slow culture” sur le blog de la Nissan Cube.

Feb
18
2009
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Feb
16
2009
1

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